vendredi 26 septembre 2008

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Sinon ces quelques phrases…
Sur une île, il y avait deux petits vieux. Tous deux avaient sensiblement le même âge et des souvenirs à l’envi ; quasiment, assurément, les mêmes souvenirs, si l’on fait abstraction de leurs points de vue respectifs.
A vrai dire, on pouvait ne pas les remarquer, et pour tout dire, rien ne nous obligeait à les remarquer, puisqu’ils n’avaient rien de remarquable.

mercredi 24 septembre 2008

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Mon problème, une fois posé, reste sans cesse recommencé : dois-je écrire une histoire pour enfants ? Ce serait mon plus grand désir, mais j’en suis incapable. Je ne sais pas dessiner les éléphants. De la poésie ? J’adore en lire, mais je ne suis pas rigoureux. Un roman ? Ce serait rigolo, mais je n’ai pas d’imagination. Et puis de toute façon, je n’arrive pas à trouver de début à mon histoire.

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De fait, j’hésite. J’ai une vague idée de l’histoire que j’aimerais écrire, mais je n’ai aucune idée de comment la commencer. En ce sens, mon problème n’a rien d’intéressant, des livres ayant déjà été écrits sur la question, des livres avec des mots savants dans leur titre.

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Longtemps j'ai craint une expression... "tu commences à me plaire" était ma peur, ma peine, ma nuit sans nuit. Aujourd'hui, s'agit-il du sens des verbes, d'une syntaxe approximative ou d'une intonation particulière, je n'aspire qu'à une expression, qu'on me dise enfin, "tu recommences à me plaire". La vie, l'âge, les syllabes nous enquistent sans nous rasséréner.
Je crois que là-dedans un mot n'existe pas. C'est là l'apanage des mots, d'être, de faire sens, sans exister.
Mon problème, c’est que je n’ai jamais appris à écrire d’histoires.